L’homme est un mammifère qui a vécu des milliers d’années dans la nature. C’est l’environnement naturel qui a façonné son système nerveux. Aujourd’hui encore, notre cerveau fonctionne bien dans un environnement naturel et selon ses lois. Et celui de nos enfants se développe bien si on respecte quelques points essentiels :

Un environnement physique favorable

Comme une plante, le cerveau a besoin d’eau et d’oxygène !

Notre cerveau est composé de 90% d’eau (contre 50 à 75% du reste du corps). L’eau pure assure une bonne conductivité des cellules nerveuses et donc la bonne transmission des informations. L’eau transporte aussi l’oxygène au cerveau, elle est donc à consommer dans toute situation d’apprentissage ou de concentration.

Une bonne respiration apporte également l’oxygène nécessaire. Bouger, si possible dans la nature est donc indispensable, dès le plus jeune âge.

Dès la vie intra-utérine, la qualité de la nourriture a une influence sur la formation des cellules nerveuses. Ensuite, tout au long de l’enfance, une bonne nutrition est primordiale pour le développement des connexions entre les neurones, donc le développement de l’intelligence.

Une alimentation de qualité comporte :

– des protéines, surtout le poisson et les œufs apportent les acides aminés qui participent à la constitution des neurones.

– des légumes et fruits frais et colorés, pour l’apport en vitamines et minéraux

–  des lipides qui entrent à 70% dans la composition des membranes des cellules : on les trouve dans des huiles de qualité (noix, poissons gras) et

– des glucides complexes sont le carburant du cerveau, gourmand en glucose. Les céréales complètes, le miel et le chocolat sont à privilégier.

Par ailleurs, nous savons que les mouvements favorisent le développement de connexions dans le système nerveux. Chaque fois que l’être humain bouge de façon coordonnée, de nombreuses zones s’activent dans son système nerveux. Or, les connexions entre neurones sont les voies physiques de l’apprentissage.

Par conséquent, bouger favorise :

– la connexion entre les deux hémisphères, gauche et droite

– diminue les tensions, le stress

– et améliore la concentration.

Jouer dans la nature pour bien se développer

Les études récentes montrent que le cerveau des enfants se développe mieux quand ils sont souvent en contact avec la nature. Selon Jordi Sunyer, de l’Université de Barcelone, les enfants qui ont grandi près d’espaces verts ont plus de matière grise dans le cortex préfrontal.

« 55% de maladie mentales en plus chez les personnes les moins exposées à la nature pendant leurs dix premières années de vie, par rapport aux personnes les plus en contact avec les espaces verts. »[1]pour d’autres chercheurs.

Par ailleurs, le jeu est un facteur puissant et un vecteur de l’apprentissage, surtout chez l’enfant.

Jouer librement en plein air est donc la première activité à favoriser.

Mais les relations sociales de qualité sont également une condition d’un bon développement cérébral. Donc, jouer avec d’autres enfants et également avec ses parents, faire par lui-même, favorise les interactions et fonde l’estime de soi.

La méthode GYMNEA fonctionne grâce à la collaboration du parent et de l’enfant, lors d’exercices moteurs ludiques. De ce fait, elle est parfaitement adaptée pour développer les voies neuronales, bases d’un bon apprentissage. Basée sur la plasticité cérébrale, elle permet de corriger les problèmes d’apprentissage à tout âge !

[1] Cerveau et Psycho, n°110, mai 2019, p. 60