Des problèmes de lecture … expliqués par des mouvements non acquis

Eléonore est arrivée au bilan GYMNEA à l’âge de 8 ans (CE2). Son problème principal était une très grande lenteur en lecture (du coup, elle n’aimait pas lire). Elle avait aussi des difficultés à mémoriser, même des mots simples pour la dictée par exemple. Elle faisait de l’orthophonie depuis des années, elle en avait marre d’ailleurs…

Selon mes observations, elle avait effectivement besoin de retravailler pratiquement tous les mouvements primaires : la brasse élémentaire (mouvement natatoire du bébé), le ramper, la marche à quatre pattes.

Elle avait même du mal à lever la tête dix fois lorsqu’elle était couchée sur le dos.

Son sens de l’équilibre était mauvais – d’ailleurs, elle était malade en voiture… Elle avait aussi des problèmes de repérage spatial.

Quand j’ai testé ses capacités de mémorisation, elle avait effectivement un score en-dessous de la moyenne pour la mémoire visuelle et auditive (mots et chiffres à répéter).

Tout ceci indique une immaturité de son système nerveux – qui peut être corrigée grâce aux exercices de la méthode GYMNEA.

Bouger tous les jours pour mieux apprendre: cela marche!

Pas très sportive, plutôt rêveuse et bricoleuse, elle avait un peu de mal à se mettre aux exercices. D’ailleurs, je lui en ai donné assez peu au début. Sa maman l’a bien coachée pour les faire 4-5 fois par semaine, la félicitant et faisant de ces séances de gym de bons moments de complicité entre elles.

Les résultats étaient rapides à se manifester : au bout de 2-3 mois, elle a passé nettement moins de temps aux devoirs et a eu pourtant de meilleurs résultats, même 20/20 en dictée !

Elle a commencé à aimer lire, car elle y arrivait avec beaucoup plus de facilité.

De la balançoire pour stimuler l’équilibre… et améliorer la mémoire

Eléonore n’aimait pas (c’est peu dire !) les exercices pour améliorer le sens de l’équilibre, comme tourner et rouler de différentes façons. Cela agit sur le système vestibulaire, organe de l’équilibre dans l’oreille interne. De récentes études montrent que ce système qui contrôle aussi l’orientation dans l’espace est en relation avec la mémorisation.

Ma petite élève courageuse a continué à faire ses stimulations vestibulaires  -une façon agréable, c’est de faire de la balançoire!

Et après les vacances d’été, elle est arrivée avec le sourire : elle n’était plus malade en voiture, même sur les routes de montagne ! En parallèle, elle mémorisait bien plus facilement ses leçons, pas étonnant pour vous maintenant.

Au vu de ses progrès, nous avons décidé de terminer les exercices au bout de 10 séries. Elle a retravaillé les bases de la lecture en quelques séances d’orthophonie (finie, la prise en charge qui s’éternise…) et elle a rattrapé le niveau de sa classe.